SAVOIR DIRE « NON »

« Savoir dire non » fait partie de ces résolutions difficilement gérable: Pourquoi est-ce si compliqué? Que se passe-t-il vraiment lorsque vous dites oui alors que vous voulez dire non ? Comment faire pour enrayer cette habitude sans se fâcher avec la terre entière ?

Dans mes deux précédents articles, je mettais l’accent sur l’importance d’avoir un but dans la vie et de ne pas négliger sa santé.

« Savoir se préserver psychologiquement fait également partie des principes de base du développement personnel »

# CHANGER LA RÈGLE DU « JE »

Notre entourage (social, professionnel ou familial) nous demande parfois/souvent de notre temps, de notre présence, de notre énergie ou de nos ressources. Il nous sollicite de diverses façons et à diverses fins. « Est-ce que tu peux faire telle chose, rendre tel service, faire telle tâche, me prêter telle somme d’argent… ».

Lorsque nous sommes d’accord pour accéder favorablement à ces demandes tout va bien.

Le problème intervient lorsqu’on ne l’est pas. Lorsque nous n’avons pas envie d’utiliser notre temps, nos ressources de la façon dont il nous est demandé.

Nous n’avons pas envie de rendre service tout simplement parce que nous voulons utiliser ce temps, cette énergie, ces ressources d’une autre façon ou à un autre moment.

Or cette rébellion, si elle est inhabituelle, n’est pas sans conséquences sur notre psychisme.

# NOUS SOMMES NOTRE PROPRE ENNEMI

Le fait de dire « non » est en soi physiquement facile. Ce qui l’est moins, ce sont les pensées qui l’accompagnent.

D’une part, le « non », s’il n’est pas coutumier, va générer chez celui qui le formule des pensées de craintes :

  • « Que va penser l’autre personne de nous » ?
  • « C’est sûr il va me juger négativement »
  • « je ne serais plus à l’aise en sa présence »

D’autre part, ces pensées négatives vont, à leur tour, faire jaillir des émotions pénibles dictées par la peur, l’angoisse, l’anxiété et la crainte. Notre refus va nous faire culpabiliser et nous allons développer les pensées suivantes :

  • « Je suis égoïste, pas sympa, pas serviable, »
  • « Je ne suis pas une bonne sœur/collègue/mère/professionnelle, »
  • « On ne va ne plus /moins m’aimer ».

Lorsque l’on dit que l’on a du mal à dire « non » c’est que l’on a du mal à accueillir et accepter les émotions que nous créons nous-même dans notre tête au moment où l’on dit « non ».

# UN CONDITIONNEMENT SOCIAL PRIMAIRE

Nous sommes conditionnés par notre instinct primaire. L’homme moderne détenteur d’un Iphone 10 a malgré tout gardé son instinct guéguerre. Il ne vit plus dans une caverne mais en a gardé les codes.

Or notre cerveau est tourné vers l’acceptation du groupe. Nous sommes réglés pour vivre et œuvrer collectivement à une tâche. Nous sommes formatés pour nous dire « oui ».

Cette acceptation permet ainsi d’harmoniser notre vie en société.

La quête de l’approbation et de l’amour des autres ne doit donc pas être considérée comme une faiblesse. Cela veut juste signifier que l’on est très motivé à se sentir aimé, apprécié et accepté par les autres.

# SE DÉGAGER DE CET HÉRITAGE

Toutefois, pour vivre en harmonie avec soi-même et ne plus subir, il est important de reconsidérer ces codes afin qu’ils ne soient plus source de conflit interne.

Or notre conditionnement social, acquis dès notre enfance, nous pousse à ne pas déplaire, à être arrangeant, disponible, généreux. Les femmes sont particulièrement sujettes à cela.

Ce codage primaire peut ainsi nous amener vers une impasse. Lorsque l’on dit « non » nous créons automatiquement des émotions négatives (colère, peur, frustration..). Mais ce « non » n’est pas toujours le fruit d’une réflexion égoïste.

# UN ARBITRAGE INTERNE

En effet, il est humainement impossible de répondre à toutes les sollicitations. C’est mathématique. Nous n’avons pas le temps matériel de répondre favorablement à tout.

Il faut faire des choix judicieux afin d’optimiser ses journées.

Pour ce faire il est intéressant de se poser la question suivante pour chaque demande :

Si je dis « oui » à quoi est-ce que je dis « non » ?

Il est également important de voir tous ces « oui » comme un arbitrage et de se demander :

  • Est-ce que je dis « oui » parce que j’ai envie, le temps… ?
  • Est-ce que je dis « oui » parce que j’ai peur des conséquences de mon « non » ?

En résumé suis-je motivé par l’envie ou la peur ?

# LE CHOIX DE DIRE OUI OU NON

Vous pouvez dire « oui » :

  • Parce que vous aimez les raisons de ce « oui »
  • Par peur/crainte que l’on ne me trouve pas sympa/serviable

Vous pouvez dire « non » :

  • Pour de bonnes raisons pour vous (meilleur usage de mon temps)
  • Pour punir quelqu’un qui n’a pas été disponible

Dans les premiers cas vous êtes aligné avec ce que vous êtes, avec vos valeurs.

Dans le deuxième cas vous vous dites peut-être « non » à vous-même.

# LES RÉPERCUSSIONS DE VOS DÉCISIONS

Si vous dites « non » à une personne, elle risque de le prendre mal et d’être en colère. Toutefois ce n’est pas vous qui avez créé cette colère c’est l’autre qui la crée pour elle. Ce sont ses attentes qui vont créer sa déception ou sa colère. C’est de sa responsabilité.

Si vous dites « oui » pour faire plaisir à l’autre, vous allez à l’encontre de vos souhaits et c’est vous qui du coup ressentez de la colère et de la frustration.

A chaque fois que l’on dit « oui » au lieu de « non » c’est une sorte de mensonge que l’on se fait.

En disant « oui » on pense que le jugement de l’autre sera positif « elle est trop sympa ». Mais ce jugement est porté sur une personne que j’ai faite semblant d’être, donc ce jugement est totalement faussé !

# OPTEZ POUR UN ESPACE DE NÉGOCIATION

De même il est parfois trop difficile de passer le cap du « non ». Or vous n’êtes pas obligé d’être radical. Il existe entre le « oui » et le « non » un espace de négociation. Si vous avez du mal à dire « non » c’est peut-être ici que vous allez pouvoir amorcer le virage et y arriver, en douceur, en commençant par un « demi non ».

Ainsi à un collègue qui vous demande de prendre en charge un dossier, vous pouvez lui répondre :

« Je ne peux pas prendre en charge ce dossier, mais je suis d’accord pour que l’on se cale une heure de réunion pour parler de la stratégie. »

Vous faites ainsi une contre-proposition qui vous évite un « non » trop radical.

# ET APRES ?

Apprendre à dire « non » est la première étape vers votre accomplissement personnel. Ne négligez pas cette étape même si elle vous parait au premier abord insurmontable. Vous n’en tirerez que des bénéfices!

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